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  • Amelia Melodiadestrellas

La mort.

J'ai attendue longtemps avant de partager ce post...

Par respect à l'âme de la personne.

Par honneur de mon processus.

Parce que c'est délicat.

Mais quelque chose en moi me dit de partager alors je vais faire de mon mieux...


La mort est un sujet tabou. J'en parle souvent.

Je me souviens, 8 ans, me questionner sur ce qui se passait quand on mourrait...

On dirait que toute mon éveil de conscience et mon chemin m'amène à chérir encore plus la vie et à prendre encore plus conscience de la mort.

Comment vivre, apprendre la confiance et cultiver la paix afin que lorsque le moment viendra, je pourrai le vivre avec conscience et calme... (À suivre! eheh)

Je ne cacherai pas que dans la profondeur, la peur de la mort et de la souffrance est encore vivante, mais je développe de plus en plus confiance au tout, au cycle de la vie, au grand mystère du après-Terre.


Je ne me répeterai pas trop mais je veux faire un petit clin d'oeil au fait que la mort est tellement tabou, on en a tellement peur qu'on se divertis, qu'on s'englouti de tout pour ne pas y faire face... parce qu'on a perdu foi peut-être en la vie..

(si ça t'intéresse, regarde sur ma page fb j'ai un vidéo sur la mort..)


Bref, la vie m'a préparé déjà à cette transition...


Que se soit par la chèvre que j'avais acheté au Nicaragua, que j'ai aimé nourris et devenu ami avec, en lui disant clairement que j'allais l'utiliser comme une offrande qui allait me nourrir. En lui chantant des mantras chaque jour pour que son âme se réincarne en paix.. ( longue histoire , mais j'étais végétarienne pendant +- 10 ans.. puis je suis tombé vraiment malade et je n'avais pas le choix de remanger de la viande.. j'étais vraiment attaché à mon identification de végétarienne et je ne comprenais pas comment je pouvais manger de la viande... surtout que si je n'étais pas capable de tuer un animal, pourquoi je méritais de le manger.. Alors voilà j'ai pas eu vraiment le choix..)

Bref, cette expérience transformatrice m'a fait énormément réfléchir sur la mort.. et de sentir son âme partir de son corps... ( J'ai tout garder de ma chèvre d'amour, même sa peau et je prie encore avec elle ;)


Par la suite, le voyage m'a montré cruement la mort, par des offrandes d'animaux, des cultures qui célèbre la mort.. Puis Peter,

ce vieil allemand yogi qui avait la bactérie mangeuse de chair et une phobie pur de l'hôpital.. Je l'ai accompagné avec mon copain du temps... un 4 mois intensif...

J'étais ouverte à l'accompagné dans sa mort.. mais avec le miracle de la vie, notre dévotion à nettoyer sa plaie ouverte, l'accupuncture de ma bonne amie an, et mille et un truc il est miraculeusement guérit( et vie encore aujourd'hui comme un icone dans notre village..)


Mais là, c'était le climax de ma connexion à la mort.

Je partage parce que je pense que C'est bon, surtout en temps de crise de se souvenir la relativité du tout et de se souvenir ce qui compte vraiment.


J'étais assise paisiblement dans la maison ( je venais d'emménager 2 jours auparavant, je connaissais bien les proprios et je partageais la maison avec eux et 3 autres personnes, un homme et 2 femmes.)

J'ai eu l'élan soudain d'aller marcher à la rivière. Maintenant ça me disait.

Une des femmes me demande de l'attendre qu'elle va venir avec moi dans 10 minutes mais sans savoir pourquoi je dois y aller Maintenant.

Je prends un chemin que j'ai jamais pris, admire la nature, me perd du sentier et arrive à ce que je pensais être nul part pour voir en haut des roches genre mini falaise l'homme de la maison et une des femmes. Je les salue surprise de la main mais ils ne me semblent pas me voir alors je décide de monter les voir.

C'est un peu weird énergie, je ne les connais pas donc je dis allo et continue mon chemin.

La femme me rattrape et me demande de rester avec elle, qu'il est vraiment bizarre et qui se passe quelque chose de louche.

Je la rassure que je suis là et que parfois ainsi c'est dans la vallée ( l'énergie est forte!!)

Alors on retourne pour voir ce que l'homme fait et s'il veut rentrer avec nous...

On le voit tomber de dos de la falaise!

Omg.

Elle panique. Sans savoir pourquoi ou comment, je deviens surhumaine.

Je lui dis de courrir appeler les secours et je me dirige vers le corp que j'aperçoit en bas de la falaise, sur un petit bout de gazon juste avant la rivière.


Quand j'arrive près de lui, il a bougé, il est prêt de la rivière.

Il semble avoir rien de briser à l'extérieur ( vraiment surprenant) Mais sa face est rouge et il semble en transe de souffrance il respire fort ses yeux roule vers l'arrière et il sue abondamment. Je le rassure que je suis là avec lui, que l'autre femme est aller chercher les secours.

Il se dirige vers la rivière en rampant, je le prends par le sac a dos et l'enlace par arrière pour le ramener plus loin de la rive.

J'immobilise sa tête qui roule de tout bord tout côté et je prie. Je respire la calme. J'applique l'écoute du craniosacral... Il me semble qu'un organe est atteind à l'interne.

Il a des moments de rages ou il arrache le gazon et frappe le sol, je le tiens comme je peux ( il est fort et grand). Ça semble être la souffrance.

J'apelle ses yeux dans les miens, lui souvient de connecter à son âme, la lumière, le créateur.

Le temps passe et personne ne vient. Je n'ai pas d'eau à lui donner.

Je me sens face au grand mystère de la vie.

Somehow je garde mon sang froid et mon calme. Je sais que c'est le mieux que je peux faire pour lui aussi.

Il ne parle pas. Il capote.

Puis une vague de rage il me pousse et essaie de se pitcher dans la rivière.

Je le ramène une fois..

Mais la seconde fois j'y peux rien.

Je saute aussi dans la rivière sans réfléchir et l'attrape par le bras.

je suis sur la rive de la rivière les pieds ancrés sur des pierres.. mais le courant est fort.

J'ai de l'eau jusqu'au cou. ( la je flippe un peu, je lui crie que j'ai besoin de sa coopération!)

Il fait froid et la noirceur doucement s'installe.

Puis, comme un réflexe de vouloir vivre, il me prend le bras à son tour.

Mais le courant est fort, et à se point je sens qu'on va partir les 2 si je ne me sauve pas, mes pieds glissent, j'attrape une racine du bord de la rivière... Elle n'est pas solide

Le temps ralenti, je n'ai pas le choix de le laisser aller et de me sauver.


Je sors de l'eau dégoulinante et apeuré je cours le long de la rivière..

mais ne le voit pas.. ( C'est une grosse rivière au grand courant et beaucoup de grosses roches et des genres de cascades...)

Peine perdue, je cours vers le chemin et je rencontre Le proprio de la maison qui vient pour aider. ( Déjà 30 minutes on passé.. On était loin dans la nature..)

On court à la rivière pour re-regarder.. rien .

On revient et trouve les secours.. Qui ont pas d'l'air de pouvoir secourir grand chose... en plus ils n'ont pas de lampes de poche et là le noir est bien installé.

.

À partir de ce moment, mon sang froid se perd, il est là, il peut prendre la relève, je dois retourner à la maison, me mettre des vêtements secs et me calmer.


Je marche shakant de froid et du système nerveux qui relâche le choc.

Je prie. Je prie. Je prie.

Je rentre à la maison, il y a le petit gars de 3 ans des proprios... Je me remet en mode un peu plus normal tordant mes vêtements de l'eau de la rivière.

Puis directement dans la chambre de l'homme pour allumer une chandelle et brûler du Paolo Santo comme pour supporter son âme dans son voyage.


Ma mâchoire n'arrête plus de shaker. Je respire du mieux que je peux pour me calmer.

Mon genou est scrap et je ne peux plus le plier, et je me rends compte que mon téléphone n'a pas survécue à la baignade impromptue.

Qu'importe, je suis consciament en troma, comment rester présente pour pas créer de séquelles.

Les autres reviennent,

On s'assoie tous ensemble dans sa chambre, on fait un feu et bougie et prie avec le tabac. Le cercle de discussion s'ouvre;


J'apprends, qu'il était venu en dernier espoir à visiter le Pérou. Qu'il est en fait un ami d'école du proprio de la maison, qu'ils ne s'étaient pas vue depuis des années mais qu'en décembre dernier, il lui a écrit pour lui demander de l'aide car il n'en pouvait plus de la vie. Il pensait sincèrement au suicide et lui semblait qu'il avait tout essayé.

En plus, il était gravement diabète... et fumait beaucoup de Santa Maria.

( ce qui fait baisser le taux de sucre dans le sang.. pour un diabète c'est vraiment pas fameux!) ( Le diabète, lors de chute de sucre, comme partageait l'homme en question, peut voir le monde en 2 D, il perd goût et sens à la vie..)

L'amalgame du tout nous fait comprendre que se qui venait de se passer était en fait un suicide.


Je comprenais alors la résistance que j'ai dû créer en disant que quelqu'un s'en venait pour l'aider... Je me sentais désolé d'avoir voulue ''le secourir''.

En même temps, je comprenais que j'avais été comme un ange à le supporter dans sa transition.


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Cette nuit-là, j'étais en trauma.. je n'ai pas réussit à dormir.

La lumière allumée, chandelle et tout ce que je pouvais...

mais chaque fois que je fermais les yeux, je le voyais, je le sentais.

Dans l'incertitude d'ou il en était dans son voyage, j'hallucinais qu'il venait cogner à ma fenêtre...


Sachant que je devais relâcher de mon système nerveux le stress, mais aussi dans l'incapacité de bouger mon corps dû à mon genou qui ne pliait plus, je me sentais prise.

J'ai médité et demander de l'aide.

Sachant que tout arrive pour une raison et dans la confiance que '' Dieu'' nous amène seulement ce qu'on est capable de gérer.

J'ai eu la chance de la communauté de la Vallée Sacrée.

Des cérémonies, des plantes, des guérisseurs et beaucoup de yin yoga, auto-massage et de partages.

Je me souvenais profondément de l'importance du support, du ensemble.


Quelques semaines après, mon genou avait repris sa normalité et mon esprit aussi.


Après de nombreuses rencontres avec la police et plusieures recherches de leur part, ils ont retrouvés le corps dans la rivière à un village à plus d'une heure de route d'ici...


Nous avons fais des recherches et des rituels pour supporter son âme dans la transition, le guider vers la lumière.


Un des outils les plus efficaces, fût de lui écrire une chanson.

Lorsque je pensais à lui, au lieu de le voir souffrant, je lui chantait ma chanson qui guidait son âme vers la lumière.


Ce fût une des expériences les plus intense de ma vie.

Le besoin de mettre en pratique tous les outils que je connais et ma foi.

Car quel cadeau de marcher, conscient qu'on se dirige vers la mort, embrassant le miracle de la vie à chaque moment.


Sur une note personnelle, quand j'étais ado, je pensais sérieusement au suicide... Je sens que j'ai fait une encore plus grande guérison de cette partie de moi dans cette expérience. Remplie de compassion de compréhension.

Réflexion sur le chemin marché et l'amour cultivé pour la vie.

En me souvenant encore plus profondément comment on ne peut ''sauver'' personne, et que chacun à son chemin à marcher, son entente avec ''Dieu''.

Dans l'humilité de notre court passage sur cette Terre sacrée, et dans la grandiosité de l'âme éternelle.



Si tu vie ou à vécue un deuil, je suis là avec toi.

Je crois que lorsqu'un être passe dans l'autre dimension, il devient un ange qui nous guide.

Je m'incline devant le grand mystère de la vie et ses cycles inévitables.

Que l'on puisse vivre avec honneur et dignité afin de mourir avec honneur et dignité


Namaste.

A.








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